De Providence à Maiobi

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De la Providence à Maiobi
En mode fleuve, le réveil s’effectue en douceur. Tout le monde semble avoir bien dormi jusqu’à ce que Sébastien pousse un cri. Des grosses tâches de sang impriment son drap, deux chauve-souris vampire l’ont mordu au mollet. Il reste se reposer deux heures de plus et visiblement n’a pas perdu de force. A présent nous croisons les doigts pour qu’elles ne soient pas enragées. Avec ce risque chauve-souris connu, je n’avais jamais envisagé de dormir sans moustiquaire et je félicite Dominique d’y parvenir. Une ballade rapide dans le kampu afin d’atteindre l’école pour pouvoir bénéficier de sanitaires. Chouette ! Le temps de quitter notre campement j’ai eu le temps de prendre au moins trois petits déjeuners. Bonne initiative de ma part car à l’époque je ne savais pas que la pause déjeuner ne figurait pas au programme. Nos piroguiers sont pourtant allés relever le filet avec succès et le menu avait été annoncé. Le moteur tourne et les magnifiques images des cebas majestueux qui émergent de la jungle reprennent leur défilé. Le fleuve rétrécit pour notre plus grand bonheur en redoublant cette sensation de se retrouver au milieu de nulle part . Ah voilà les chinois, et de un et de deux, et de trois, courses à faire ou pas, envie de bières ou pas, nos piroguiers y font une escale systématique. Nos arrêts s’effectuant du côté du Suriname nous pouvons observer que le côté protestant du fleuve est plus propre. Dans un, des amérindiens étaient présents donnant un air latino collant merveilleusement à l’environnement, Dans un autre, des dominicaines venues égayer le week-end des orpailleurs m’interpellent quand au mode de passage du virus brésilien via le Suriname en Guyane.
Nous approchons du point de rencontre des rivières Lawa et Tapanahony qui donnent naissance au Maroni. Les instructions tombent, nous devons enfiler les gilets de sauvetage pour passer les différents sauts créés par ces deux confluents. Les bouillons qui émanent des différents passages sont largement étudiés par Simona qui enchaîne la dizaine de points critiques avec une dextérité remarquable . Hop plus de gilet, nous naviguons côté Surinamais sur le Tapanahony. Plus large que le Maroni les nombreux méandres forment des îlots majoritairement occupés par des kampus. Simona a dans l’idée de nous conduire sur celui de Maiobi où vit une partie de sa famille. Nous voilà chez sa grand-mère, le temps que nos piroguiers se renseignent sur la possibilité d’un hébergement. Le village semble désert, normal tout le monde est rassemblé pour une veillée mortuaire. Depuis que je sais qu’ils jouent à la belote toute la nuit je me dis que j’ai là un point d’intégration. Mais quand Sébastien nous précise que les businenges arrivent de partout je pense stop covid et nous prenons la décision de quitter l’îlot. Juste en face un carbet isolé face à la rivière nous paraît idéal. Bon premier test de solidité effectué par les garçons, ils s’empressent de faire un brin de ménage et nous invitent à l’inspection. Le lieu est infesté de fourmis noires piquantes qui viennent déguster les termites. Pour moi les termites OK mais les fourmis c’est non. Dylan se met à siphonner de l’essence dans une bouteille et Simona en asperge partout, certes la méthode fait ces preuves elles n’arrivent plus mais les résidentes qui courent sur l’ensemble de l’ossature non pas l’air perturbées. Bon, nouveau passage chez le chinois et c’est begon qui va opérer. Téméraire je reste à distance rapidement rejointe par Martine et Dominique qui se sont fait mordre. Évidemment la mort begon n’est pas instantanée et à présent il pleut des fourmis énervées sous le carbet. Hop tout va bien, l’euthanasie terminée, Sébastien nous installe une table d’enfer avec bougies, Simona et lui sont en cuisine il ne nous reste plus qu’à tendre nos hamacs avant de se diriger à la salle de bain, la rivière évidemment. Et voilà c’est l’heure du ti punch suivi de l’excellent aïrara péché ce matin. Pendant la nuit le réseau téléphonique a disparu, d’où le retard de publication .
Excellente journée à tous
A demain

4 réflexions sur « De Providence à Maiobi »

  1. A demain ! à demain ! Si vous n’êtes pas tous bouffés par les bêtes… J’ai vu sur la photo les morsures des chauves-souris 🙁
    Bisous bisous

  2. Isa ça y est on peut voir les photos en continue et pas une à une 🙂 merci !
    Bonne journée à vous mais surtout faites attention aux BETES 🙁
    Bisous

  3. ah ces bestioles !!!
    elles viennent de partout ! des chauve-souris qui bouffe un mollet…. dingue
    faites gaffe hein ?!

  4. Bonjour, on suit votre voyage avec grand plaisir et un peu. de jalousie. Nous sommes des amis de Domi et Séba de longue date. On espère que vous profitez bien. On espère de vos nouvelles bientôt. Isabelle et Jean-Clém

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