Popayan

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13 mars, on profite encore un peu du superbe jardin de notre hôtel et de la visite des toucans avant de commencer notre journée de transfert. À peine atteint-on la station de bus que notre vieux bus pour Pereira pointe son nez, ça commence bien. 1h30 plus tard nous sommes au terminal soit le double du temps prévu mais c’est normal. Juste le temps de sauter dans le buseta pour Cali. Il fonce, il fonce super. Oh, il s’arrête et ouvre le capot , moins bien. Une dizaine d’arrêts à bricoler et à chaque fois ça repart. Cali en vue, super. Départ dans 20 minutes pour Popayan, juste le temps d’avaler un bon ceviche de crevettes et hop dans un bus. Non, tout d’abord contrôle de police, les sacs sont visités, le bus fouillé dans chaque recoin et on peut partir avec du retard évidemment. Je suis installée à la fenêtre de gauche l’appareil prête à saisir les beaux paysages que nous allons longer avant Popayan. Ça roule et ça stoppe, nouveau contrôle de police, avec en plus une vérification d’identité. Toujours pas d’armes ni de drogues à bord alors on repart et je peux ranger l’appareil car le soleil est parti se coucher. Vue l’heure, une recherche rapide sur booking s’impose pour savoir où aller en arrivant. Un taxi et nous voilà super accueillies dans une petite auberge de jeunesse. Direction un top restaurant de viande, hummmm cela faisait longtemps et en plus la cuisson est parfaite. Cette petite ville blanche a l’air bien sympathique.
14 mars
On prend le temps, 9h30 direction la place pour suivre la visite guidée de Popayan en compagnie de Manon, une française et de Claire américaine. On apprend que cette particularité de ville blanche, rare en Colombie, vient de l’époque où la ville a été infestée d’une espèce de tiques qui s’agrippaient aux pieds nus des indigènes, et pour s’en débarrasser, les maisons ont été chaulées. Depuis, celles-ci sont toujours blanchies tous les ans avant la semaine sainte. On apprend énormément de choses intéressantes lors de cette visite mais si je vous écris les trois heures de discours cela va être long. Juste une anecdote qui m’a plu. Cervantes est venu ici. Cette ville est un symbole de la connaissance et de la créativité. De son université ont été issus l’homme qui a aboli l’esclavage en Colombie et le Charlemagne local assassiné car considéré comme un traitre après avoir permis l’accès au savoir aux indigènes. Donc pour les locaux, Don Quichotte est né de cet esprit de Popayan et il repose dans les murs de sa cathédrale.
Ce matin j’ai repéré sur le Maps me un sentier qui mène aux trois croix avec différents points de vue. Je demande à Esteban si cela valait le coup. Il me dit que oui mais que l’endroit peut être dangereux et qu’il ne faut pas que l’on s’y rendent seules. Du coup, j’entreprends de former un groupe. Déjà Manon et Claire sont partantes. Lors de la visite on récupère un couple espagnol. Le rendez-vous est pris. 14h30, nous commençons par aller à la recherche d’un policier (sur les conseils de William notre guide de ce matin) pour nous accompagner. Là l’aventure commence, on part à la recherche de ce policier touristique que l’on finit par trouver mais comme il est seul, il ne peut pas quitter son poste. Bon je lui suggère de contacter la vraie police pour signaler que nous montons sur la montagne des trois croix. Et nous commençons l’ascension. Moins de dix minutes s’écoulent et une sirène retentit sur le chemin. Ce sont deux policiers en moto qui nous rejoignent. Excellent ! nous voilà en excursion présidentielle. Ils effectuent le tour et reviennent vers nous pour nous signaler que la voie est libre. Ce chemin au final n’avait rien d’extraordinaire mais nous a permis de croiser des habitants de cette zone très aimables. À la fin de la balade, la moto des policiers est repassée pour vérifier que nous étions bien sortis de la zone sans encombre. A présent une petite grimpette sur le sommet del Morro Tulcan pour le coucher du soleil sans traîner car à 6h30 c’est cours de Salsa avec cette petite équipe fort sympathique. Et au lit de bonne heure en espérant dormir rapidement car demain départ à 4h du matin pour une randonnée volcan.

Une réflexion sur « Popayan »

  1. Super vous avez une escorte pour vos randonnées maintenant… Je suis rassurée ! Et en plus vous prenez des cours de salsa…pour animer vos soirées au Garlouët sans doute…ou donner des leçons pour arrondir les fins de mois !!!
    Bonne visite des volcans mais se lever à 4 h c’est pas normal…
    Bon courage et gros bisous

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