San Cristobal de las Casas

L’excellent petit déjeuner de notre auberge dans le ventre nous partons rejoindre Céline et Solène pour un tour guidé de la ville. L’occasion également de rencontrer d’autres français, des espagnols, des argentins et des mexicains. C’est donc en excellente compagnie avec une guide extra que nous découvrons l’histoire de la ville. Nous croisons de nombreuses femmes tzotzil, vêtues de leur tenue traditionnelle qui tente pour la plupart de nous vendre leur artisanat. Elles représentent l’ ethnie amérindienne prédominante. Logique puisque c’est sur leur terre que Diego de Mazariegos a fondé la Villa Real de Chiapa le 31 mars 1528 devenue San Cristobal de las casas. Je vous passe les détails de la fondation avec les particularités architecturales dues à la construction des différents quartiers situés à l’époque en dehors des remparts érigés par les dirigeants. En revanche il est difficile de réaliser que les minorités ethniques sont restées en situation d’esclavage jusqu’en 1984. On comprend mieux l’essor du zapatiste en 1994. Car en dix ans, hormis sur le papier, la situation n’avait guère évoluée. Et aujourd’hui encore la bataille pour leur droit à la reconnaissance d’égalité en tant qu’être humain est loin d’être gagnée. Si on décide de faire fi de cette pauvreté tant économique que d’éducation que l’on peut ressentir à chaque coin de rue, San Cristobal est une ville super agréable et vivante même si la parcourir demande de nombreux efforts physiques. Nichée dans une vallée, les montagnes environnantes lui confèrent une atmosphère que je qualifierai de singulière et qui en fait notre ville coloniale préférée du petit bout de Mexique que nous avons côtoyé. La visite nous conduit à découvrir des jus de fruits locaux excellents mais surtout le pox (prononcé poche, cela en dit long) alcool local à base de maïs. J’avoue que la version nature à 45 degrés est un peu dure mais en mode adouci au chocolat c’est exceptionnel. Dommage que nos sacs soient si chargés… 14h nous quittons le groupe et à table. L’occasion de tester le tamales de chipilin (Un farci à base de cacahuètes, olives, légumes, farine de maïs et viande cuit dans une feuille de banane servi avec une sauce à base de fèves de chocolat) et un empapelado (filet de poisson cuit dans une feuille de poivre dite feuille sacrée servi avec une sauce à base de tomates) un régal ! Pour éliminer tout ça nous partons explorer les grottes de Rancho Nuevo. Évidemment avec les merveilles que nous avons vues en Chine l’année dernière celle-ci semble fadasse mais quelle rigolade de voir les malheureuses lumières accrochées aux stalactites et la tête de Martine sous son casque trop petit. Enfin un kilomètre sous terre c’est sympa. Allez une séance toboggan assises sur une bouteille plastique écrasée et retour à la ville pour nous rendre au marché artisanal. Déception ou erreur du taxi, pas de démonstration mais un marché de vêtements typiques qui abrite également un marché de sucreries. C’est bien aussi. Ce soir nous passons notre dernière soirée ensemble enfin peut être car demain nous prenons à nouveau la même direction. Hé oui la météo annonce de la pluie sur le Guatemala au niveau de Gracias a Dios alors nous changeons nos plans de passage de frontière.
Bonne journée à tous et à demain toujours au Mexique.