Tous les articles par Isabelle Le Masson

Derniers jours à zanzibar

Un peu de silence sur les ondes de ma part suite à une grosse infection orl accompagnée de fièvre qui m’a quelque peu mis à plat. Par les temps qui courent une grosse suspicion de covid dissipée ce matin par un résultat négatif du pcr. A cela s’est ajouté un problème d’appareil photo qui ne me permet pas de vous faire découvrir Stone Town en images. Avant-hier c’est Ali, le neveu de Talib qui nous a récupérées à notre hôtel pour nous conduire à Stone Town. Face à ma déception de ne pas voir son oncle, celui-ci nous a rejoint en ville et nous a guidées toute la journée. Avouons qu’Ali a été très vexé par ce changement de programme. Le cœur ville de 3km2 avec 40000 habitants n’est constitué que d’un dedalle de minuscules ruelles qui s’imbriquent tel un labyrinthe. Il faut lever la tête pour comprendre l’empreinte culturelle de sa réalisation. Les balcons des premiers étages sont les vestiges des constructions indiennes tandis que ceux des 3ème marquent la présence des familles issues du sultanat d’Oman. Si l’on y regarde de plus près les étages supérieurs laissent entrevoir des ponts qui relient les maisons d’à côté. Permettant une facilité d’accès au harem et des issues de secours. En s’approchant des porches qui depuis la ruelle laissent entrevoir une magnifique porte d’entrée toujours sculptée dans un bois noble on s’aperçoit que deux voire trois autres portes permettent l’accès à ce qui semblait être au départ qu’une seule maison. Le design des portes renseigne également sur le statut ou l’origine des habitants. La présence de cônes en métal issus de la culture indienne pour se protéger des éléphants indiquent le degré de richesse. Les gravures de chaînes identifient les demeures des esclavagistes.

Les différents palais de la micro ville sont en réfection en espérant que les rénovations soient à la hauteur des investissements car un magnifique clocher s’est effondré le mois dernier comme preuve que les sommes allouées à Zanzibar ne finissent pas que dans la qualité des travaux de rénovation. Un passage devant la maison de naissance de Fredy Mercury avec le choix de ne pas visiter car trop de monde, trop de chaleur et trop de fièvre. Un passage sur l’ancien marché aux esclaves où se dresse à présent une église anglicane. Les cellules où étaient entassés les hommes, femmes et enfants sont restés en l’état. Des statue0s de bronze à la mémoire des victimes ont été érigés dans la fosse de présentation de l’époque. Un peu avant Stone Town lorsque l’on arrive du nord la végétation est luxuriante. Manguiers, tecks, avocatiers, clous de girofle, cannes à sucre… et de nombreuses plantation se fondent dans cette verdure. Ce sont majoritairement les descendants des esclaves qui sont devenus exploitants agricoles après que l’état leur ait octroyé 4 hectares de terre chacun suite à l’abolition. D’ailleurs dans cette partie de l’île on observe des habitations de facture différente. Les chinois quand à eux, rachètent des terres, abattent les arbres et plantent du riz après avoir détourné des points d’eau pour l’irrigation. Hormis le marché aux poissons et les artisans sculpteurs de bois car la fabrication de portes demeurent une spécialité mondiale à Zanzibar, la majorité des commerces du centre sur les grands axes sont voués à la vente touristique. A l’abord du port ce sont les joailliers qui s’alignent pour vendre les tanzanites, pierres précieuses bleues de l’île. Pause déjeuner au frais et embarquement pour prison island situé en face de la ville. Le port c’est aussi d’immenses cargos voués au fret. Parmi les petites îles situées en face, l’une d’elle fait l’objet d’un projet délirant qui devrait être abouti en 2026. Ils sont en passe de construire un hôtel et une galerie marchande au look de Dubay directement sur la mer en enfermant l’île à l’intérieur. Nous voilà sur l’île de la prison qui n’a enfermé que des lépreux puisque initialement prévue pour les esclaves l’abolition est arrivée avant sa mise en service. Aujourd’hui transformée en hôtel restaurant, l’île abrite également un sanctuaire pour tortues terrestres qui raffolent des épinards frais. Pour parfaire cette journée un bon snorkeling avec une flore splendide. Le plus beau jusqu’à présent.

Direction Matemwe où nous prenons possession de notre dernier hébergement avant la fin de ce magnifique voyage. Ici la plage semble sans fin et il y règne un calme olympien. La journée d’hier s’est habillée de farniente et d’une petite sortie au centre Pcr le plus proche.

Ce matin à présent que nous avons notre laisser passer pour prendre l’avion cet après-midi nous attendons notre bateau qui va nous cueillir au pied de l’hôtel pour profiter d’un dernier snorkeling à proximité de l’île de Mnemba. He oui malgré notre voyage chicos nous ne pouvons pas nous aligner pour débourser 2600 euros pour avoir le droit de dormir une nuit et à ce prix là c’est sans les repas. L’île est privée et elle appartient à Bill Gates… Belle sortie bateau pour profiter une dernière fois des magnifiques couleurs de Zanzibar. Un peu de snorkeling, une bonne dernière baignade et changement vestimentaire. Avec tout le poisson que j’ai mangé je pensais à tort que mon jean allait trouver que j’avais fondu.

14H notre super Talib, à l’heure, se présente à l’hôtel pour nous conduire à l’aéroport. Nous offrant ainsi une nouvelle opportunité d’échanger avec lui.

Belle rencontre ce Talib tel un fil conducteur depuis notre arrivée sur l’île. Avec son air de Fernandel, son sens des affaires, sa connaissance de l’histoire de Zanzibar, son ouverture d’esprit, sa curiosité intellectuelle et son sens du partage, il a su nous faire apprécier les différences culturelles et la diversité de Zanzibar.

Notre voyage Tanzanien s’achève et je pense que chaque journée nous laissera son empreinte positive d’émerveillement, de gentillesse et de couleurs.

Merci de nous avoir suivi au cours de ce magnifique voyage loin du concept routard !

Blue safari

Journée de rêve sans trop de commentaires. Bateau privatisé avec cuisiniers, guide ou plutôt compagnon de voyage anglophone histoire d’en apprendre davantage sur les coutumes musulmanes de Zanzibar et un accompagnateur de snorkeling. Forcément quand on double un bateau avec 15 touristes à bord on se dit que nous ne sommes pas mal ! Même à la pause repas prise sur la même île que les autres nous étions isolées ! En fait c’est peut-être nous le problème ? Ceci dit il est écrit partout que ce Blue safari est à ne pas manquer sur Zanzibar et c’est vrai. Les fonds marins sont très chouettes et les îles pleines de surprises. Si par moment nous avons manqué de soleil pour profiter pleinement des couleurs en revanche il y en avait suffisamment pour raviver les coups de soleil à travers la chemise. Encore une nuit chaude en perspective ! Quelques photos volées en route sur la route du retour. Et, nous voilà prêtes pour l’apéro. Ça chauffe ce soir sur le toit terrasse. C’est dj party !

Demain programme hôtel ça risque d’être long.

Bonne journée à tous

Nungwi

Belle soirée hier soir avec encore un dîner de compétition. Pour soulager les jaloux nous avons passé la fin d’après-midi à nous tartiner d’aloe vera récupéré chez un vendeur de plage. He oui 9 km parcouru sur la plage cela laisse des traces. Aujourd’hui en mode vanille fraise nous partons couverte cette fois à travers le village de Nungwi avec un retour par la plage. Nous sortons de l’axe principal principalement dédié à la vente pour touristes pour se perdre dans les ruelles. Délicat de prendre des photos surtout que, des enfants sortant de l’école aux personnes âgées, tout le monde nous salue et nous souhaite la bienvenue. Les femmes sont toutes voilées, les habitations semblent spartiates et la vie se passe dehors. Vaisselle dans des bassines sur le devant de la porte, hommes allongés à même le sol sous des espèces de carbets mais le tout dans une atmosphère paisible. Nous gagnons le phare marquant la fin du village avant de bifurquer sur la plage. Et malgré notre voyage très loin du mode routard habituel j’ai failli partir au poste de police. Comme quoi rien ne change. Effectivement j’ai vu la pancarte d’interdiction de photographier une cinquantaine de mètres avant le phare. Je ne comprends pas pourquoi je ne peux pas aller plus loin mais soit, nous tournons et descendons sur la plage. Là je cherche une ouverture dans la végétation pour prendre une photo du phare. Nous parcourons quelques mètres et deux hommes m’ordonnent de faire demi tour. Pourquoi ? Venez là ou vous allez à la police ! Nous sommes dans une zone militaire, je m’empresse de supprimer la photo et là c’est pire. Bon je vous passe les détails mais plus d’une demi heure de blablas et  d’excuses aidée par deux locaux n’ont pas été suffisantes pour raisonner ce tordu de militaire. Il a fini par téléphoner à son supérieur pour m’emmener au poste. Une chance celui-ci moins à cheval sur les principes nous a laissé repartir. Oufff ! Retour à l’hôtel en passant par la zone des bateaux de pêche avec de nombreux carénages en cours. La technique sur les bateaux de bois pour enlever les mollusques qui peuvent endommager la coque n’est pas le grattage mais le feu.

En me retournant j’ai quand même pris une photo du phare… ! La température reste autour de 33 degrés mais le temps est voilé, du coup notre départ pour l’île d’en face pour faire du snorkeling n’a pas été un succès. Un peu chère l’heure de palmage mais bonne pour se préparer pour le dîner.

Ce soir c’est le top restaurant poisson.

Excellente soirée à tous

A bientôt