De Apatou à la providence

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6h du mat nous avons toutes les trois des frissons à entendre la pluie s’abattre depuis des heures sur le toit de la maison ! 7h debout avec le sourire, le soleil revient, le départ est dans deux heures locales et il est temps de réunir les affaires pour le trip fleuve. La belle soirée d’hier fut efficace pour rencontrer Julie et l’équipe de piroguiers mais ne contribue pas à avoir les idées claires. Dominique passera un temps certain à la recherche des objets qu’elle réunissait avant de les faire disparaître toute seule. 10 h notre pirogue se stationne dans le jardin de Sébastien avec à son bord Simona et Dylan. Hop, en moins de deux les affaires sont chargées et nous sautons à bord enfin c’est une expression. A présent le temps n’existe plus, nous nous laissons bercer au rythme du fleuve et des différentes escales. De temps à autre c’est comme sur la route la végétation très dense s’entrouvre pour laisser apparaître des kampus plein de charme. Les rares habitants assis face au fleuve nous saluent tout comme les personnes que l’on croise en pirogue. Mais attention pas de photos ! J’en ai fait les frais en enfermant dans mon appareil un piroguier qui nous doublait. Heureusement que Sébastien et Simona ont pris ma défense en me traitant de novice touristique sinon adieu mon téléphone voir plus. L’année dernière une pirogue de touristes s’est vue dépossédée à coup de fusil de l’ensemble du matériel photographique. Mais le long du fleuve à une fréquence impressionnante c’est aussi la déforestation des sites d’orpaillage qui nous apparaissent en alternance avec des bateaux dédiés à la recherche de ce matériau si précieux. Nos escales chez les chinois c’est-à-dire dans les hangars épicerie quincaillerie tenu majoritairement par des chinois nous trouvons de quoi étancher nos soifs et acheter le plat préparé du déjeuner. A l’entrée un homme assis fusil en main surveille le va et vient des orpailleurs qui viennent, vendre leur or, se ravitailler et se fournir en petit matériel. Là brésiliens, clandestins, surinamais et guyanais semblent cohabiter sereinement. Sébastien confirme qu’il s’agit bien d’une apparence. Évidemment pas de photos mais avec autorisation j’ai pu prendre celle des 59 g d’or amalgamé sur la balance. Avec l’aide de Dylan, car hormis le takitaki, l’Hollandais et la gestuelle pas de communication possible, j’ai pu me procurer une carte sim surinamaise d’où la publication du blog.
La pause déjeuner s’effectue sur un lieu dédié à l’hébergement des touristes fermé actuellement dont le petit bar épicerie, une chance, reste ouvert. Direction le saut Sisibi dont les méandres nous permettent un passage sans chavirage assuré. Nous sommes en saison des fortes eaux ce qui nous évite des rapides pouvant être impressionnants mais qui nécessitent une connaissance parfaite du piroguier pour naviguer entre les roches qui affleurent l’eau. La pluie qui nous avait jusqu’à lors épargnés nous tombe sur la tête en absorbant le paysage. Vite, nos parapluies chinois, et voilà notre pirogue transformée en barnum multicolore. Les rafales de vent me font parier à Martine que Dominique ne va pas finir la journée avec son parapluie. J’envisageais qu’il s’envole, j’ai perdu il s’est retourné provoquant un fou rire général. La vision de Dominique avec son parapluie en charpie et sa cape de pluie installée de travers dans la précipitation ne parvenait pas à éteindre nos éclats de rire . En moins de dix minutes l’histoire pluie se séchait au soleil. A présent nous sommes en chasse d’iguane pour le barbecue de ce soir et bien ce sera une cuisine riz, légumes, haricots rouge, piment avec un peu de lard préparée par Seba. Le carbet (hangar à hamacs) situé au bord du fleuve en bas du village de la Providence côté guyanais nous est entièrement dédié. Être les seules touristes du fleuve a du bon. Évidemment les institutrices sont venues nous saluer et probablement tout ce que comptait en hommes le village. Seba nous a animé la soirée avec son accordéon mais la chaleur de la journée ne nous a pas fait faire de vieux os. Encore une bonne rigolade avec Dominique partie se coucher la première et au final la dernière à grimper dans son hamac le temps qu’elle parvienne à réunir l’ensemble de ses affaires !

Point Dominique : En plus du couchage et du parapluie nous avons eu le droit a une belle chute en sortie de pirogue et à une double prise en charge par Dylan et Simona pour remonter le courant du fleuve à pied.
Point Martine : Il fait noir, nous sommes à table et elle se fait piquer. Allergique aux guêpes je braque ma lampe sur le cadavre du truc à ailes responsable de sa douleur. Sébastien jette un œil et il s’agit de la guêpe wasiwasi la plus terrible du fleuve. Heureusement elle, elle sait où sont ses affaires et en moins de deux l’aspi venin opérait et elle avalait l’antistaminique.
Point covid : Le bas du fleuve et le village d’Apatou sont infestés avec une contamination proche de 50 pour cent de la population. Une chance, plus nous grimpons, plus il est inexistant. Une chose est certaine c’est que nous ne visiterons pas son village

2 réflexions sur « De Apatou à la providence »

  1. J’ai bien ri avec les “aventures” de Dominique 🙂
    Elle est immense votre pirogue ! Merci pour les photos Isabelle !
    Heureusement que Martine a tout ce qui faut contre les piqûres de sales bêtes ! Il te reste d’autres médicaments j’espère Martine ?
    Je vous souhaite une bonne visite du fleuve qui est bien agité je trouve…
    Bisous à vous tous

  2. (j’arrive avec un peu de retard…)
    Mise en bouche réussie ! ça commence fort ! ça frôle parfois la cata, sans jamais tomber dedans ; et pour la rigolade, c’est pas resté au fond des bagages… 🙂

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