Campo quijano – San Antonio de los cobres

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Debout et direction la douche placard ! L’eau est chaude et à moi me fait du bien ! Martine boude la douche à cause du froid qui règne dans la chambre et Chantal parce qu’elle est en forme placard ! Bon tant pis pour elles ! On traverse le jardin (toujours miné !) et pas d’eau dans la pièce qui va nous servir à faire le café ! Curieux ! Ah le jardin « internet » dispose d’une arrivée d’eau ! Parfait ! C’est la première fois depuis que nous sommes avec Chantal que le petit déjeuner n’est pas prévu avec l’hébergement ! Mais nous avons ensemble investi dans un super nescafé ! Alors ce sera toujours mieux que les affreux robustas du coin ! On est près de la frontière colombienne mais loin du mythe café ! On pose nos affaires sur la grande table d’extérieur et hop la super chienne se perche et manque de renverser mon café sur l’ordi ! Chantal sort avec le sien et paf une patte sur la joue en guise de bienvenue ! La voilà tamponnée de coussinets terreux !!! Drôle ! Bon allez on prend la route, direction San Antonio de los Cabres ! A notre grande surprise la piste se transforme rapidement en une magnifique route goudronnée ! Nous allons monter à plus de quatre mille mètres mais aucun vertige à déplorer, nous suivons comme prévu la voie de chemin de fer mais également un rio ! Nous sommes sur un plateau sur lequel les paysages andins vont défiler ! Superbe ces horizons colorés qui nous procurent ce sentiment si fort d’appartenance à la terre et génère un espèce de shoot aux grands espaces ! Bon ici il est amplifié avec un effet contraire de perte de cage thoracique ! Enfin je parle pour Martine et moi-même, Chantal, elle a évité le vertige et l’oppression mais gagnée un mal de tête ! On grimpe toujours doucement mais surement … Ah super un troupeau de Lamas, ils ont majestueux et donnent envie de les cajoler style « mir laine » ! Mais comme ils semblent nous toiser de haut, on ne va pas s’approcher complètement ! Ça peut cracher ces bêtes ! Nous arrivons au village à l’heure de déjeuner ! Voilà un restaurant couleur locale, pour rappel nous sommes au bout du monde au milieu de nulle part ! Je me lance sur le plat local, le lama ! Prudence chez mes voisines qui se contentent de pommes de terre ! Notre restaurateur s’exprime avec un accent très prononcé des chch difficile à comprendre et il n’existe pas de menu papier ! Bon les plats arrivent ! Surprise mon lama est pané du coup il faudra que je réitère cette essai car là difficile de juger ! Les pommes de terre sont justes à l’eau sans assaisonnement ? Et c’est une salade composée de crudités qui accompagne mon lama ! Avec Martine on va se partager le repas ni bon ni mauvais, sans prétention quoi ! Chantal va bouder l’ensemble, même le pain alors qu’elle est affamée ! L’endroit, l’appréhension des microbes ???? Bon en route pour trouver où dormir ! L’hôtel de luxe n’étant pas le seul hébergement comme indiqué dans le guide, nous partons en piste des auberges indiquées par l’office de tourisme. Un arrêt et c’est le bon ! L’avantage c’est que cela est mieux qu’hier même si la salle de bain est à nouveau aveugle! On pose nos affaires et direction le viaduc du train des nuages ! Celui-ci est certes un bel ouvrage mais ne déclenche aucun regret sur le choix de découverte du site par la route ! Avec Martine nous grimpons jusqu’en haut du viaduc, un petit coucou à Chantal restée en bas et retour à la voiture. Direction le village, en chemin, on voit au loin des moutons qui nous apparaissaient géants ! On va voir ! Mais, le temps de franchir les différents filets d’eau et d’atteindre la « rivière » plus importante, le berger les faisaient disparaitre dans la montagne ! Nous ne pourrons donc pas vérifier cette vision lointaine ! Dans la série découverte et interrogation, nous passons devant une mine abandonnée et un lit de rivière blanchi, nos esprits cherchent le possible lien entre les deux ! Aucune de nous n’étant spécialisée en géologie la question reste en suspens ! Parmi les suppositions sur les taches blanches, le sel est évoqué ! Par soucis de vérification, je stoppe la voiture et descend dans le lit de la rivière récolter les particules blanches. Je mouille mon doigt et commence à gouter ! Bof pas terrible et juste légèrement salé ! Je goûte encore, pas mieux ! Martine tiens, goûte ! Oui un peu salé peut être un sodium quelconque ! Bon ! Chantal ? Non elle ne goûte pas ! Hop on poursuit notre route pour regagner le village de San Antonio de las CCobres. Il nous apparait à présent que les murs des anciennes bâtisses désormais effondrées et les rues encore jonchées de ruines comme si un bombardement récent s’était abattu sur le site ne sont que le reflet d’une vie autrefois prospère ! On s’installe dans notre auberge, Martine et Chantal décident de prendre un gouter et iront même à la recherche d’une boulangerie ! Apparemment Chantal a trouvé de bons gâteaux et moi je ne prendrai rien ! Hé oui cela arrive ! Je fais le choix de rester solitaire dans la chambre devant un film pour enfants en espagnol ! Je retrouve les filles au salon et ensemble nous gagnons la salle à manger où nos hôtes nous ont préparé un poulet grillé pommes de terre au four comme à la maison ! Notre hôtesse nous expliquera que la mine était d’argent et que la poudre blanche, c’est juste de l’arsenic ! Tout compte fait, elle a bien fait de ne pas goûter Chantal !

Bonne journée à tous

Bisous  Aujourd’hui nous prenons la route du sel ! quoique ! méfiance !

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