Oxbow trail et Bilit

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Ce matin la météo nous contrarie, pas de pluie cette nuit et du coup rattrapage au réveil. Notre guide, Kairon passe entre les tartines et le riz au légumes avec deux œufs sur le plat, nous annoncer que nous ne pouvons pas gravir la colline trop glissante. Moi qui avais tout mangé pensant éliminer c’est raté. Martine, elle, est ravie car cette grimpette ne l’emballait pas. OK nous pouvons peut être effectuer celle du tour du lac ? Réponse négative : à cause de la pluie des arbres peuvent tomber. Pendant le temps des négociations la pluie cesse ; du coup, face à mon insistance, Kairon et Aslan,notre fangio finissent par accepter. Un quart d’heure de marche pour rejoindre l’embarcadère et c’est parti pour une traversée de rivière afin de rejoindre le départ du Oxbow trail en pleine jungle qui longe un lac à mi chemin. Le sol est totalement détrempé et nous longeons au maximum le bord du sentier pour éviter de patauger littéralement dans la gadoue. Tout ça sans glisser et en évitant de toucher quoique ce soit à cause des araignées et des serpents. J’adore cette ambiance et même si nous ne voyons pas de mammifères, les petites bestioles en tout genre et les plantes me ravissent. En plus Kairon nous raconte des histoires de sa grand-mère avec des plantes et comment elle se hissait en haut d’un arbre particulier cerné de lianes pour vérifier que les enfants ne traînaient pas dans la jungle. Cette femme vit toujours et elle a 89 ans. On marche, on marche et une heure plus tard une pluie torrentielle se déclenche. La densité de la forêt n’arrive même plus à nous servir de parapluie. Je sens Kairon soucieux car à partir de maintenant me dit-il, nous sommes en danger. Allez Martine on accélère tous et vas y les pieds dans la bouillasse, finie l’idée de rentrer les pieds secs. Gortex ou pas, cela s’infiltre partout. Ha une nouveauté des sangsues se promènent sur mes mains et ma chemise. Ces petits trucs de rien sont tenaces avec leurs ventouses c’est comme un morceau de scotch, impossible de s’en débarrasser. Heureusement avec sa main avertie notre guide me les enlève. Nous voilà à l’abri au niveau du lac et bonne surprise Fangio qui s’auto proclame à présent le roi de la jungle a réussi à piloter le bateau jusqu’ici. Finie la marche nous profitons à présent d’un retour motorisé à travers un canal improvisé dans la jungle. La pluie n’a aucune importance et c’est dans la joie et la bonne humeur que nous regagnons la rivière Kinabatangan. Quoique le saut de rondin nous a quelque peu inquiétées jusqu’à la reprise du moteur. Surtout que les crocodiles du coin qui font plus de 4 mètres ne nous encourageaient pas à la baignade. Retour à pied dans notre bungalow et là je découvre plein de tâches de sang sur ma chemise. Vite Martine regarde mais non, les deux sangsues qui m’ont anesthésié, ont lâché leur produit pour empêcher mon sang de coaguler puis l’ont dégusté, sont parties. Martine en a plein sa cape de pluie mais pas de morsures à signaler. A l’aide de feuilles nous parvenons à les dégager. Le programme suivant est tout trouvé, douche et lessive. On improvise un étendoir qui migrera plus tard dans la chambre à cause de l’humidité ambiante. Cet après-midi balade dans le petit village de Bulit dont les habitants vivent principalement de la pêche et notamment de crevettes tigres style énormes gambas. Et les jeunes qui restent travaillent pour le tourisme. Fin de journée posées pour organiser la suite du séjour. Notre ballade nocturne sur les rives du lac vient d’être annulée par la pluie mais ce n’est pas un grand déchirement car recommencer la chasse aux sangsues ne nous emballait pas vraiment.
Demain bateau au lever du jour !
Excellente journée à vous

Point on s’organise
Je profite d’une pause pour repérer sur un internet le salon de coiffure numéro 1 sur Kota kinabalu. La capitale de la région tout de même ! J’envoie un message pour réserver coupe et cache cheveux blanc et en retour on me demande mon hair style ! Et bien si j’en ai un je ne le connais pas alors en retour j’envoi un point d’interrogation accompagné de ma photo et là la réponse est :《Très bien, je devrais arranger ça pour vous 》. Comment dois-je le prendre ? Hihi… Résultat lundi soir…
Tout nos billets d’avion sont réservés pour passer du Sabah au Sarawak puis de la montagne à la mer et enfin pour regagner Kuala Lumpur, aéroport de retour en France. Je dois avouer que cette année nous battons notre record d’empreinte carbone !
Comme il nous reste de nombreux lieux à visiter quand nous serons au Sarawak nous confions l’organisation à Bornéo aventure pour réussir à boucler nos objectifs de visites. Du coup 10 jours sans penser. Et cela m’évitera de mettre à la poubelle nos billets d’autobus. Du coup samedi nous croisons les doigts pour ne pas se faire refouler du bus sans tickets.

2 réflexions sur « Oxbow trail et Bilit »

  1. Y a que des Bretonnes pour aimer autant l’humidité, les petites suceuses en moins…..beurk…

  2. Oh la la !!! ça n’aurait pas été une sortie pour moi ça… toutes ces bestioles me hérissent le poil !!!
    Vous êtes bien courageuse mes cocotes !
    Bisous

Les commentaires sont fermés.