Plage de wandoor 16 janvier

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Le 16 janvier
Nous dormons avec toujours en tête d’aller réserver dès la première heure notre ferry pour Havelock Island.  6H30, nous quittons notre hébergement et passons directement au comptoir gouvernemental des ferrys. Ha, ouverture à 9H, du coup en route pour le petit déjeuner. On a repéré hier un bouiboui qui semble tourner très fort à côté de la statue de Gandhi. La journée comme bien les parotas (espèce de crêpes feuilletées cuite au beurre et servie avec des poids chiches en sauce) sont excellentes et le chai servi avec comme d’habitude un cérémonial de mélange savant du thé infusé avec gingembre, masala et  ???? versé avec du lait et du sucre, un régal. 8H nous retournons à notre ancien hébergement pour profiter de notre achat de la veille d’un ticket internet d’une heure non utilisé car rentrées trop tard du restaurant puis direction la billetterie.
Jusque là la journée s’annonce très bien. Après le billet de bateau nous partons pour la plage de wandoor et pensons y trouver un hébergement pour deux voir trois jours. Opération chargement des sacs à dos sur le scooter, un entre mes jambes et l’autre sur le dos de Martine. Ca tangue un peu mais cela devrait le faire. Nous voilà à poste dans le hall des ferrys.  Heu ! Où se trouve la queue ? Du monde, du monde et encore du monde cela me semble pire que pour le train. Bon ici les hommes, là les femmes, c’est nous, ah non femmes iliennes alors c’est à côté. C’est parti pour l’attente, une heure passe et le sentiment de ne pas avoir réussi à se rapprocher du guichet. Un indien, charmant nous interpelle, nous n’avons pas le papier pour notre destination. Bon je laisse Martine attendre et part à la recherche de celui-ci, le jeu de piste commence. Enfin je trouve l’homme qui les distribue. Pas de stylo, bon direction Martine, on commence à remplir, nom, prénom, destination, date … L’indien sympathique vient au contrôle, cela ne va pas, il manque le nom du bateau, retour dans l’autre salle pour trouver l’affichage. Je me demande si j’ai atteint le niveau certificat d’étude pour comprendre le fonctionnement des dit papiers. Après une grande réflexion et la nécessité de reprendre des papiers je revient fièrement vers Martine qui a légèrement avancée dans la file. Passeport à présent, zut le mien est dans le sac accroché au scooter, en avant pour un aller retour à l’extérieur et une heure plus tard je tends fièrement l’ensemble des documents au guichetier. Ah non ce n’est pas possible vous restez trop longtemps à Havelock et ici on ne vend les billets que cinq jours minimum en avance.  Ok on part le 20 à la place du 21 alors ça va ? Non parce que vous ne pouvez pas acheter le billet retour et je ne vendspas de ticket simple.
Super ! Tant pis pour les économies, nous prenons la direction de l’agence de voyage qui nous a loué le scooter. Au final, on le rend deux jours plus tôt car on a aussi appris depuis qu’on ne peut pas quitter l’ile avec. Résultat de la matinée soit 4H plus tard, nous avons nos billets en bateau rapide qui coûtent le double et une réservation pour une visite de l’ile de Baratang.
Aller, en avant pour la plage de Wandoor ! Les dix premiers kilomètres vont s’effectuer entre rickshaws, camions et deux roues en tout genre, attention à la vaches, là le chien, ici la chèvre… sport ! J’oubliais, je porte un casque car celui-ci est obligatoire pour le chauffeur, Martine elle n’en a pas besoin ?
Les vingt derniers kilomètres qui longent de petits villages cernés de cocotiers et de mangroves sont plutôt sympathiques à découvrir et agréable pour circuler. Voilà la belle plage de Wandoor, mais regarde la pancarte ! Baignade interdite en raison de la présence de crocodiles d’eau de mer. Ca c’est une nouvelle intéressante. En effet un peu plus loin quelques baigneurs profitent de la mer encerclés par un filet de protection. Bon les palmes et le tuba vont pouvoir rester dans les sacs. Tout va bien on cherche un hébergement, ah seulement trois possibilités. Un quatre fois plus cher que notre budget hôtel à 4 kilomètres de la plage, un juste en face mais six fois plus cher avec une piscine sans eau et un qui consiste en une estrade ouverte au dessus d’un bar réservé aux hommes qui tournent déjà au whisky. Bon, nous serions une équipe cela aurait été parfait, là peut être un peu risqué en terme de sécurité !
Voilà il est déjà plus de seize heure et la nuit tombe dans moins d’une heure, nous faisons le choix de rentrer par la côte, plus long mais nous conservons un espoir de pouvoir s’arrêter et poser nos sacs.
Une halte quatre heures pour déguster des super boulettes de sucre et on poursuit en se fiant à l’application gps. La route se transforme en chemin puis en piste de sable, nous faisons l’attraction des villageois qui tentent de nous expliquer la route puis soudain on sent que les regards sont interrogateurs ! Hé oui, cul de sac devant un temple. Là une mobylette avec un jeune garçon nous rejoint puis nous double. Ce sont trois grands mères qui nous l’ont envoyé des fois que l’on se serait engagées sur le petit sentier derrière le temple. (En même temps c’est Martine qui m’a empêchée de le prendre). Elles ne parlaient pas l’anglais mais on a bien compris que celui-ci nous conduisait directement à l’accident. Bon à présent que l’on a bien amusé la galerie nous suivons les consignes d’un paysan et parvenons à retrouver un axe routier. Vu l’heure nous n’avons plus qu’à appeler la guesthouse d’hier. Le téléphone ne fonctionne  plus ! Bon escale dans une échoppe airtel tout en sachant que ce n’est pas notre opérateur. La dame ne parle pas l’anglais, direction le vendeur de chaussures. Ah bonne nouvelle notre opérateur ne fonctionne pas sur Andaman. Gentiment celui-ci téléphone avec son portable, notre chambre d’hier est prise mais nous avons rendez-vous avec le propriétaire qui va nous emmener ailleurs pour ce soir. Enfin nous arrivons sur Port Blair, là je réalise que la veille j’ai pris le sens interdit alors voilà à présent en tourne en rond pour retrouver un axe connu. Oui c’est bon. On arrive devant la porte et là il nous fait signe de le suivre. Martine serre les fesses car pour ne pas le perdre je suis obligée de doubler comme lui et c’est chaud ! Et voilà gagné nous nous retrouvons face à la mosquée dans une chambre correcte mais sans internet. La seule bonne nouvelle c’est que nous ne sommes pas très loin du super restaurant d’hier. Et tant pis pour le budget ce soir c’est la terrasse du premier étage avec une bière et des énormes gambas grillées. Je précise l’étage car hier nous étions en bas et là pas d’alcool, ils sont curieux ces indiens.
Et voilà une journée bien remplie aux rythmes des imprévues de ce pays. Heureusement que les habitants sont chouettes ! Bilan de la journée, les sacs sont contents, ils ont fait une sortie scooter.

Une réflexion sur « Plage de wandoor 16 janvier »

  1. Que de péripéties aujourd’hui…rien que pour prendre un billet…
    Je mangerais bien au 1er étage aussi…pour les gambas !!!

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