Départ pour le Choco caraibéen

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Quelques plaisanteries avec l’équipe de femmes qui tiennent l’établissement et direction le hamac. Un coup d’œil aux alentours et je retourne les voir. Mais, dites moi, on est toutes seules à dormir ici ? Oui, pourquoi ? Rien, rien juste pour savoir. Elles rigolent et me précisent qu’un gardien va tourner toute la nuit et qu’il va veiller sur nous. Et me voilà bercée par une douce brise à observer le roulis des vagues éclairées par la lune, en toute sérénité.
Réveil avec un petit café, nous sommes vraiment bichonnées ici. Pliage et direction l’embarcadère. Martine, échaudée par notre expérience de bateau à Tayrona, achète des sacs poubelle pour protéger nos affaires. Une fois n’est pas coutume à 7h30, la lancha fait tourner les moteurs et c’est parti avec une demi-heure d’avance. Il faut dire que nous ne sommes pas très nombreux à prendre le départ. Cette mer caribéenne ne nous déçoit pas et c’est une heure et demie à se taper les fesses qui démarre. Une fois le golfe de xxx atteint, l’eau devient d’un bleu profond et pas loupé comme à chaque fois que j’ai pu observer cette couleur si particulière, une bande de dauphins vient nous saluer. Capurgana en vue, c’est beau, mais ça bouge. Ah ! nous apprenons que nous sommes en période de brise et du coup le snorkeling semble compromis. Super on a pris palmes, masque et tuba avec nous en promenade pour rien. Alors la visibilité jusqu’à 25 mètres annoncée, on oublie. On commence le tour du village à la recherche de l’hébergement pas cher que Martine avait repéré (normal, il est tenu par un français) impossible à trouver. Les prix ici sont multipliés par trois par rapport au reste du pays par faute d’approvisionnement et surtout car l’endroit devient à la mode. Mais nous sommes en basse saison, tout est pratiquement inoccupé… mais non pas de réduction ! Hé bien, nous partons pour le village d’à côté enfin à deux heures de marche.
Avec la chaleur et le dénivelé Martine me maudit mais on finit par atteindre le mirador après une belle grimpette dans un cadre de jungle plutôt sympa. L’occasion aussi d’observer l’évolution touristique de cet endroit (toujours en zone rouge sur le site de la diplomatie française) avec les innombrables constructions en bois juste réalisées ou en cours. D’ici quelques semaines, la randonnée que nous venons de faire ne sera plus qu’une succession de passerelles et d’escaliers en bois entrecoupée de points de vente.
Nous voilà à Sapzurro et là qu’est-ce que l’on trouve ? Hé oui l’hébergement de Martine, il est là ! On déjeune avec deux jeunes français en voyage pour 6 mois et après avoir déposé nos affaires, il est grand temps de faire le tour des plages du coin pour se baigner. La mer reste agitée et la forte présence des coraux rend difficile voire impossible la baignade dans beaucoup d’endroits sous peine de s’y faire projeter . Bon pas de bol, la plus abritée est occupée par des militaires en exercice. Ce sera donc une trempette rapide à Cabo Tiburon. Quand on sait que Tiburon signifie requin, en même temps ce n’est pas très engageant pour défier le courant.
Retour chez nous avec un petit dîner et demain ce sera direction le Panama.

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