Rurrenabaque-Pampas

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DSC04892 (640x480)Rurrenabaque Une journée tranquille à Rurrenabaque, cela consiste à réaliser des allers et retours vers le cyber pour vous envoyer des nouvelles et recevoir tous vos messages ! C’est aussi déambuler pour se régaler des diverses préparations pour le petit déjeuner (surtout moi ! Le scratch ne s’arrange pas !), puis passer au marché pour acheter le déjeuner que nous prendrons sur une petite table perdue au milieu des hamacs qui nous attendent pour la sieste ! Ah j’ai omis de préciser que nous avons déménagé de chambre pour une «peut être » plus au calme ! Car cette nuit nous avons connu « pire » que le singe crieur ! Le karaoké bolivien ! Pas malin de choisir l’hôtel qui borde la boîte ! Mais ce soir cela devrait être plus calme ! Tous les mardis et les vendredis, les gens boivent ! Non, non ! Pas pour se saouler ( ?) mais pour faire fuir les mauvais esprits ! Eh oui certaines traditions quetchuas restent bien ancrées ! On n’a peut-être des restes de gaulois avec les vendredis et les samedis, nous autres ?! Qui sait ?! En fin de journée, on a découvert l’endroit où nous passerons notre dimanche de retour de la pampa ! Il s’agit d’un magnifique bar restaurant piscine surplombant le rio Béni et la ville ! Superbe !DSC04799 (640x480) Pour l’instant c’est direction la laverie avant la fermeture puis un bon filet mignon (ici c’est le filet de bœuf qui s’appelle mignon !) avant de regagner nos pénates et de boucler le sac pour demain ! Départ en 4×4 à 8h30 ! DSC04927 (640x480)

Départ pour la Pampas Nous y voilà équipées de nos sacs miniatures (les grands restent en garde à l’hôtel !). Nous commençons par l’heure bolivienne ! Ben oui le 4×4 n’a pas d’essence et cela semble difficile à trouver aujourd’hui ! Les stations n’ont pas été livrées et on peut observer d’impressionnantes files d’attentes de deux roues. Comment, on ne sait pas mais nous partons avec un superbe fumet d’essence qui se dégage du bidon stocké dans le coffre. Près de trois heures de piste nous conduisent à Santa Rosa, charmant village de « cow-boys » dans lequel on ne s’arrêtera pas puisque que c’est dans une bâtisse complètement isolée que nous ferons (notre guide Nilo, le chauffeur et deux Australiens) escale pour déjeuner, servis par une famille charmante. De là on attend la famille polonaise sensée nous rejoindre pour les trois jours. Du coup, avec Martine, on décide de commencer la route vers le fleuve à pied et d’ailleurs, on la terminera à pied ! Les voilà ! Embarquement (en barque, on ne peut pas mieux dire !) pour trois heures de découverte à travers une végétation mitigée : exotique de par la nature de ses arbres, version Marais Poitevin par la taille de ses bras style canaux, clin d’œil à la Loire avec la majesté de certains passages et impression de labyrinthe tellement les raccourcis (ou rallongements, on ne sait pas !) sont indénombrables! Assez rapidement, la faune, elle, nous replonge dans l’atmosphère Amazonienne ! Un caïman par ci, une autre version « noir » encore plus grand par-là, puis un singe, des singes, des oiseaux de toutes sortes… Magnifique ! Pour la petite histoire, Nilo approche le bateau d’un arbre où les petits singes jaunes (Ardilla) nous font des coucous au travers des feuilles et c’est l’invasion ! Nous subissons un abordage « singesque » hilarant ! Nilo passe à l’avant et tente de refouler les envahisseurs qui passent de touristes en branches et semblent déterminés à rester à bord ! Ok, on lui donne un coup de main, une marche arrière et nous reprenons possession de notre embarcation. Découverte du Lodge ! Whoua làlà ! Les nombreuses inondations subies dans ce secteur au cours des derniers mois, donne un air vieillissant à ces cabanes et un air fébrile à ces passerelles qui ne nous rassure pas lorsque l’on commence à compter les crocodiles venus se dorer au soleil sous nos pieds! Un excellent repas servi à l’heure des poules (une top cuisinière pour l’endroit !), un tour de barque pour observer « les yeux jaunes des croco ! » beaucoup plus nombreux qu’à Serere ! Et surprise, comme le bar panoramique accessible en passerelle depuis notre chambre est à sec, Nilo nous propose de nous emmener ailleurs ! Et nous voilà, tous les trois partis en tournée des bars en barque! Hé, oui le long du bras principal, s’étendent une série de bars perchés ou les décibels annoncent les différentes ambiances ! Sympa ! Nilo ressort en bonne compagnie de l’un d’entre eux ! (On ne dira rien à sa famille !) ; Hop, en barque ! Moins rassurant le retour mais grisant !

DSC05193 (640x480)Pampas – Dauphins Debout avec l’odeur des beignets en tout genre et du café, hummmm ! A présent l’opération recherche de bottes à sa taille commence ! Bon pour moi qui suis restée plus longtemps au petit déjeuner ! Ce sera un modèle 43, le seul sans trou ! Chacun retrouve sa chaise (modèle jardin des années 70 en France) accrochée au bateau et direction la Pampa à la recherche de l’Anaconda ! Bon ce sera une chasse aussi fructueuse que celle du lion en Namibie ! L’opération consistait à se déplacer dans une eau posée sur une terre genre glaise de boue et d’avertir la troupe dès que la bête est en vue ! Ce petit jeu à se débattre pour conserver la botte au pied à chaque pas ne m’a pas emballée (Martine a fait mieux, elle a rempli ses bottes d’eau !) et c’est sans regret que j’ai quitté ce terrain sans rencontrer le dit serpent soit disant tranquille ! (Le serpent, c’est comme le requin, je n’aime pas !). Avec tout ça c’est déjà l’heure de rentrer déjeuner puis de réembarquer rapidement à la recherche d’une télévision (dans un des bars) pour France Allemagne ! Et bien, non ! Pas de signal aujourd’hui ! Toutes les antennes restent muettes ! Une radio crachant quelques sons nous apprendra que les français « rentrent à la maison » ! Ok nous ne sommes pas foot mais à chaque fois que l’on regarde l’équipe de France, elle gagne ! Alors voilà, on n’ a rien vue! Passage par l’hébergement histoire d’attraper serviette et maillot de bain (ici c’est plus de 35°C) et nous voilà sur la piste des dauphins roses ! Oui, oui, on n’a pas bu, ils sont bien roses !? A présent, autour de la table de ma conscience, commence un échange entre mon envie et ma peur ! D’un côté, la chaleur, l’appel des dauphins à jouer avec eux est tentant ! De l’autre il faut avaler que les crocodiles n’attaquent pas les gens qui nagent lorsqu’il y a de la profondeur ! Hum, en même temps si un crocodile traverse pendant que je nage au milieu, bof je ne vais pas aimer ! (Et j’en ai vu, des qui traversent !) et puis, le bateau, lui il est au bord d’un buisson d’arbres… et les piranhas ?… Bon la discussion s’anime toujours dans ma tête pendant que tous les autres sont dans l’eau ! Seul Nilo est à bord ! Martine s’attire tous les suffrages des dauphins avec ses chants sous-marins ! Quatre lui tournent autours et un lui sert de moteur ! Là l’envie d’être moi aussi tractée par un dauphin l’emporte et sans convocation avec la peur, je saute à l’eau ! Une chance un dauphin vient rapidement me voir ! Je le caresse (très très doux) et m’accroche ! Bon perdu celui-là n’est pas modèle locomotive mais cheval d’arçon ! Et d’un coup de queue je me retrouve évincée ! Bon pendant ce temps tout le monde est retourné à bord ! Zoup j’accélère ma brasse et trouve l’énergie d’hisser mon ventre à la force des bras par-dessus le bord beaucoup plus rapidement que je ne l’aurais pensé ! Comme quoi la pétoche ça donne du peps! Voilà, voilà à présent que nous sommes en sécurité à bord, on peut savourer à distance cette chance de partage avec ces grosses bêtes ! Retour hébergement et … « allez va coucher ! » Bon pas décidé à bouger le caïman qui squatte notre aire de débarquement ! Au moins dix minutes vont être nécessaires pour que la distance entre lui et nous nous semble acceptable pour débarquer ! De superbes perroquets jaunes et bleus viennent de passer ! Allez, on part à pied à leur recherche dans un petit sous-bois très dense ! Oui, là au-dessus de nos têtes, il y en a deux ! Séance de photos, demi-tour et là à moins de d’un mètre un caïman couché qui nous observe ! Poufff ! Même dans le sous-bois ! Bon, c’est confirmé, s’ils n’ont pas faim, ils n’attaquent pas ! Petite soirée tranquille à lire en planque sous la moustiquaire et…

DSC05264 (640x480)Réveil à l’aube pour aller observer le lever du soleil ! Le ciel rouge et les nuages bien présents donnent un air africain à cet espace ouvert sur la rivière d’où émergent quelques arbres. Ce moment privilégié est quelque peu gâché par les hordes de moustiques venues sur place pour l’occasion ! Le pschitt des sprays ne semble pas les effrayer outre mesure ! Encore un excellent petit déjeuner et cette fois point de serpents mais opération pêche de piranhas ! Nous voilà tous équipés d’un fil, d’un hameçon standard et d’un petit bol de steak coupé en morceau ! Nilo stabilise la barque dans une petite anse et la partie de pêche commence ! Bon les piranhas semblent très doués pour décrocher la viande et nous (Martine et moi) beaucoup moins pour ferrer ! Je regarde Nilo et comprend que un coup sur le côté sera plus efficace ! Hop ! Et non ! mon hameçon se retrouve à pécher la voisine ! Hop ! Cette fois c’est Martine ! Oups ! Ça râle après moi ! Tant pis je retente et OUIIII et non le poisson sort de l’eau et… y retourne ! Zut ! je recommence et cette fois, il décolle encore, se détache à nouveau de l’hameçon mais retombe dans le bateau ! Victoire ! Enfin c’est juste un petit piranha jaune (plus petit que les rouges) à présent je vais le remettre à l’eau ! DSC05328 (640x480)Fastoche car du coup je n’ai pas besoin d’enlever l’hameçon. J’approche la main, celui-ci fait un bon et me mord le doigt ! Hé oui, ça saigne ! Tout le monde et Nilo en premier est mort de rire ! Pas moi ! Voilà à présent j’ai un doigt en modèle administratif de découpage avec des pointillés ! Une chance que ce n’était pas un modèle rouge ! Bon autant vous dire que je n’ai pas remis à l’eau personnellement mon poisson et il a eu chaud aux écailles ! Voilà l’expérience pêche est passée ! Après le déjeuner nous quittons le lodge pour rejoindre Rurrenabaque ! Rien à signaler si ce n’est une panne d’essence en barque, un échouage dans les branchages, un sauvetage par un bateau israélien et du gymkhana avec le 4×4 pour éviter l’enlisement du aux fortes chutes de pluie de la zone de Rurrenabaque ! (Nous dans la Pampa c’était enfin l’été retrouvé). Voilà apéro avec deux jeunes volontaires français, un top restau et nous avons retrouvé notre hôtel et son voisin de karaoké ! Ambiance toute la nuit teintée des abats d’eau ! Une visite au cyber pour vous envoyer ce message et nous tentons notre déjeuner piscine ! L’air est chaud et même si la pluie revient cela devrait le faire ! En revanche nous avons des inquiétudes pour notre bus de demain ! Réussira-t-il à passer les pistes ! Nous partons pour un voyages de 22H annoncé pour La Paz, alors 30 ou 40h réelles ??? Si tout se passe bien, nous envisageons de partir directement à Sorata depuis La Paz (plus à trois heures près !).
On vous embrasse tous !

Dans un arbre de l’hôtel, j’ai trouvé un copain pour causer !DSC05439 (480x640)
Et excellentes vacances à tous et plus particulièrement à tous ceux qui partent pour la Corse ! Il semblerait que la Bretagne envahisse l’île ! Si les touristes corses lisent ce message, passez dire bonjour à Pierre (de Patagonie) à la librairie la plus classe de Bastia.
Point santé : J’oubliais que j’ai passé la première nuit malade ! Et voilà dix mois à promener des médicaments et quand c’est utile, ils ne sont pas là !

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5 thoughts on “Rurrenabaque-Pampas

  1. sensations fortes! ce sont des crocOdiles pas des crocIsabelle!!
    J’aurais aimé voir la tronche de ton doigt:tu les inventes!!
    Bizzz

  2. Hier moi aussi j ai chassé les mauvais esprit avec ma polaIre quechua
    C bon y en a plus
    Faudra vérifier ce soir

  3. Anaconda caïman serpent piranhas
    J ai regarde sur marmiton y a pas d idée je te conseIlle une bouillabaisse revisite ça devrait passé

  4. OUF ! Vous n’avez pas été dévorées… juste croquée pour Isabelle ! Il y a des bêtes là que vraiment je n’aurais pas aimé voir de si près ! Vous êtes courageuses ou inconscientes ???
    Gros bisous

  5. Quand je vois un alligator, je ressens ce que sans doute ressentaient nos aïeux de l’an mil quand ils se trouvait en présence d’un loup…. Autant dire que roses ou pas, les dauphins m’auraient attendue longtemps!!!!

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