Shushtar et alentours

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Finalement nous roulons vers Chogha Zanbil, enfin à  proximité où Hossein ,  un ami de Yaghob nous attend pour passer la nuit. Plutôt une bonne nouvelle car il s’agit d’une grande maison et nous avons une chambre avec un vrai  lit. De quoi se préparer à la nuit prochaine qui s’effectuera de nouveau sous la tente. Malgré l’heure tardive, 23h30, nous profitons de l’hospitalité de Hossein  avec le thé traditionnel en guise de bienvenue. Ce matin nous restons en mode tranquille comme il se doit en vacances familiales, petit déjeuner à rallonge, shicha, discussion et enfin le départ vers midi pour visiter le site de Choga Zanbil. Doté à  l’intérieur de trois formidables enceintes concentriques, il conserve les ruines de la ville sainte du royaume d’Élam, fondée vers 1250 av. J.-C., qui, après l’invasion d’Assurbanipal, est resté inachevée, comme l’attestent ses milliers de briques inutilisées.  

Un tour de dromadaires pour les enfants, des bonjours aux autres visiteurs car nous sommes les seules étrangères et comme à chaque fois,  nous recevons des « bienvenue en Iran ».

Retour à la maison pour déjeuner dans le jardin, la journée avance et avec elle le mauvais temps menace. Yaghob, on pourrait peut-être y aller avant la nuit ? oui, oui et hop trente minutes se passent pour installer les bagages sur le toit pour pouvoir migrer les enfants à l’arrière et permettre à Martine et Zahra d’avoir plus de place. Pour moi à l’avant c’est sans changement ! Et voilà le quartier à présent informé de notre présence qui débarque. Bon c’est parti pour une cérémonie du café. Soit un quart d’heure de préparation et juste 3 minutes de dégustation. Je vous explique le café ici. Vous prenez un genre micro théière qui va sur un feu de bois. Vous versez une tasse entière de nescafé à laquelle vous ajoutez une tasse d’eau. Vous laissez bouillir tout ça 15 minutes sur le charbon et c’est prêt. Ensuite vous utilisez une seule tasse. Vous versez l’équivalent de deux petites gorgées vous la tendez à un convive et restez debout la cafetière à la main. Celui-ci boit, style cul sec et redonne la tasse qui va servir aux autres de la même manière. Si vous en voulez un autre, vous secouez  légèrement la tasse en lui redonnant, mais vous attendez le prochain tour. Bon cela donne une espèce de crème de café et remplace l’expresso, Martine n’aime pas, moi c’est le rituel qui m’amuse.

Cette fois-ci on est presque parti, car à présent on redescend les valises. Changement de programme nous revenons dormir ici ce soir. En route pour Shushtar, cette ville abrite une antique forteresse dont le système hydraulique a été classé par l’Unesco en 2009. Superbe endroit que l’on a  visité un peu au pas de course pour éviter de le découvrir à la lampe torche. Et encore nous avons de la chance car nous venons de changer d’heure et le soleil se couche plus tard.

 Une grande pause à l’espace jeux pour les enfants pendant laquelle nous avons pu circuler au milieu des tentes des familles venues passer la nuit. Nous sommes toujours en plein dans les vacances de Norooz et l’ambiance est à la fête. Même si, mise à part moi qui danse dans la rue au son de la musique toujours très forte, les gens restent discrets. Hé oui, nous sommes en Iran même si, tout comme mon foulard, j’ai tendance à l’oublier. En attendant nous sommes toujours très vite repérées et chaque arrêt devant un stand devient le dernier salon à la mode. Entre ceux qui parlent anglais et viennent nous raconter leur vie et ceux qui ne le parlent pas mais nous la raconte quand même on ne peut qu’arborer un sourire jusqu’aux oreilles en permanence et même rire pour participer à la conversation. Aujourd’hui on a eu également la visite de trois pères accompagnés de leurs enfants qui venaient nous dire que le petit ou la petite voulait nous parler. Bien évidemment les jeunes en question ne s’exprimaient qu’en farsi. Alors juste mimer que c’est un plaisir de les rencontrer, donner son prénom, leur demander le leur puis dire merci et au revoir en farsi semblent leur donner satisfaction. Une jeune femme nous a suivies tout en parlant farsi pour rencontrer Yhacob et nous inviter à boire le thé chez elle, trop long pour vous conter toutes les rencontres rien qu’aujourd’hui. Quand même dans le genre rebelle du système, nous avons visité le fort sans payer et, en farsi dans le texte, j’ai baissé de près de cinquante pour cent le prix d’un taxi. Et je ne porte plus  mon foulard dans la voiture et en campagne. 

Ce soir je me suis mise en cuisine à notre retour soit 22h, du coup cela s’est limité à une purée maison avec crème fraîche et beurre accompagnée de fallafels et demain ce sera ratatouille. Ils n’avaient jamais mangé de purée comme celle là. Normal ici on mange tout avec du pain.

 Il est une heure du matin et je pense que c’est cuit. Voilà ce sera tout pour aujourd’hui.

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1 thought on “Shushtar et alentours

  1. L annexion de l iran a debuté
    Tres surprenant qu on te repere a 10 bornes
    Arrete la creme de nescafe c pas homologué
    Idee cuisine essaye l animal rose breton a queue en tire… C est juste une chevre contrariee

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