Du bund à la vielle ville chinoise

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Pas de parapluie en vue, c’est l’occasion de partir en découverte de quelques édifices historiques sur les 22 qui composent le Bund. Nous pénétrons dans le Fairmont Peace Hotel (1929). Dénommé Cathay Hotel à l’origine. Ce chef-d’œuvre Art Déco a servi de décor à de nombreux films. Hop, ni vu, ni connu, on s’engouffre dans l’ascenseur faisant mine d’aller déjeuner au dernier étage. J’étudie la carte, me renseigne sur l’heure de fin de service et demande à voir la terrasse extérieure et voilà quelques photos perchées gratuites. C’est, qu’après étude du budget, l’épisode avion pour Shanghai nous a plongées dans le rouge. Et, comme ici chaque visite a un coup, ce n’est pas certain que nous atteignons le sommet d’une tour. Nous longeons l’Immeuble du North China Daily News (1924), surnommé «la vieille dame du Bund », l’ancienne Bank de Taïwan (1927), la Russo-chiner Bank (192), l’ancienne Bank de communication (1947) et la Maison des douanes (1927) qui est surmontée de la plus grosse horloge d’Asie, la « Big Ching ». Nous entrons admirer le superbe plafond de mosaïque qui représente les 12 signes du zodiaque et les 8 anciens centres financiers du monde dans la Hongkong & Shanghai Bank(1923) puis dans d’autres bâtiment dès que cela était possible. La ballade se poursuit en traversant le parc Gucheng pour atteindre la vielle ville longtemps restée à l’écart du développement puisqu’elle n’a jamais fait partie des concessions étrangères. L’impression de revenir en Chine en version musée ; ce labyrinthe de ruelles est transformé en centre commercial de chinoiseries en tout genre. Ce sentiment est accentué avec la présence des décors de fête du nouvel an. On se demandait où étaient passés les touristes chinois mais il semble que nous les ayons retrouvés, Direction le jardin Yu, ce qui signifie paix et confort. L’aménagement des jardins est un art sacré en Chine. Un jardin doit alors représenter la coexistence de la nature et de l’homme. C’est une association parfaite de l’art et de la culture. Ainsi, on retrouve généralement dans le jardin chinois un plan d’eau, des ponts le plus souvent en zigzag, des roches et des allées sinueuses autour de pavillons traditionnels. N’échappant pas à la règle, ce jardin de 2 ha construit vers 1570 sur ordre d’un mandarin pour honorer ses parents, a conservé toute sa splendeur. Circuler dans ce labyrinthe fut un vrai plaisir. Moi qui ne suis pas trop jardin, je suis ravie à l’idée dans découvrir de nouveaux dans quelques jours. En bonnes françaises, le routard à la main, nous nous dirigeons vers le marché aux puces qui semble quelque peu au repos puis vers le marché aux grillons. Là, hormis les vendeurs chinois, ce sont des français qui arpentent les allées où oiseaux, chiens, chats, lapins nains, écureuils, tortues, grenouilles, hamsters, cochons d’Inde, poissons rouges et grillons attendent leurs acquéreurs. De la larve aux grillons chanteurs ou compétiteurs, l’élevage du grillon semble bien se porter, après avoir été réprimé par le Parti pendant la révolution culturelle. Ces combats de grillons étaient considérés à l’époque comme une activité bourgeoise réservée aux riches oisifs. À présent nous hésitons sur la direction à prendre et finalement ce sera le métro qui nous raccompagnera à notre auberge. C’est que ces kilomètres de ville sont beaucoup plus fatigants qu’une bonne randonnée en montagne. Alors ce sera soirée tranquille sur la terrasse avec l’espoir de dormir de bonne heure mais c’était sans compter sur le bavardage intempestif des chinois à 2 mètres de notre porte de chambre. Alors deux chinois cela fait du bruit mais cinq… c’est juste comme si vous vouliez dormir avec le son d’un corps de chasse dans les oreilles. 3h du matin le calme réapparaît, chouette !
Bonne journée à vous

 

3 thoughts on “Du bund à la vielle ville chinoise

  1. C’est parce que votre compte est en rouge que vous allez traîner dans l’ancien quartier des banques ? Vous avez trouvé quelques billets que la route ?
    Mais ça sert à quoi de faire un élevage de grillons ? C’est pour les manger ??? beurk… 🙁 Ce que j’aime dans tes vidéos Isa c’est qu’on voit plein de p’tits marchands préparer des plats…et c’est bien appétissant pour quelqu’un qui a toujours faim (comme moi 😉 ). C’est sûr que piétiner dans une ville c’est plus éreintant qu’une rando (l’ex parisienne en sait quelque chose !)…
    Quel dommage tout de même de ne pas avoir le soleil…
    Allez en route pour une nouvelle journée de découvertes ! J’espère que vous n’aurez pas besoin de vos parapluies 🙂
    Bisous mes Cocottes

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