Na’in

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Na’in 

L’arrivée de trois espagnols a animé la soirée, décidément il est impossible de se coucher tôt dans ce pays. L’ambiance guesthouse accompagne le petit déjeuner, bonne humeur, ressentis sur le pays et plaisanteries en anglais ou en espagnol nous donnent à tous l’envie de poursuivre la route ensemble. Mais nos destinations sont différentes et l’heure de se quitter sonne. De grandes embrassades et hop en taxi partagé pour Na’in . 60 km de désert et nous nous retrouvons sur un rond point à l’entrée de la ville. Les chauffeurs de taxi nous proposent leurs service en persan. Bon, Martine sort l’ardoise magique où figure le nom de Khur en iranien. Le chauffeur écrit le prix dessus, Martine a bien travailler et elle peut traduire les chiffres. Trop cher pour nous, on hésite plus de 200 km en stop ce n’est peut être pas une bonne idée. Bon on commence par prendre la direction de la mosquée Janeh (mosquée du vendredi) du 10ème siècle et ensuite on verra. A peine descendons-nous  du taxi que Mohammad un guide de 75 ans nous aborde. Et hop nous voilà prises en charge, valises rangées dans son bureau, un thé avec des gâteaux excellents à la pistache  (principale culture ici), une réservation dans le bus de 15h pour nous et retour à la mosquée avec sa voiture. Là nous bénéficions d’une visite guidée avec des explications sur la construction de cette mosquée. La première fut construite sous terre ce qui permettait de bénéficier d’une température régulée toute l’année. Une source alimentait le bassin des ablutions, des puits de lumière existent toujours par le passage de la lumière à travers des plaques qui ressemblent à du marbre. Notre bienfaiteur, guide et poète nous en a fait la démonstration en nous prenant en photo.  

A l’issue de cette visite nous avons pris congé pour nous perdre dans la vielle ville zoroastrienne. Il fait beau et bon d’arpenter ces ruines. Cependant il manque un peu de vie ni chats ni chiens errants et encore moins d’humains. 

 Nous nous dirigeons vers le centre de la ville pour trouver de quoi se restaurer juste à l’heure de la sortie scolaire. Telles des stars nous croulons sous les hellos provocants, un tel chao que l’instituteur qui n’a pas manqué de nous souhaiter la bienvenue a du intervenir pour calmer ses troupes. Quelques mètres plus loin nous nous retrouvons dans la voiture de Mohammad qui rentrait chez lui avec son fils. Nous voilà déposées dans un restaurant iranien, présentées au patron et installées à une table après que le patron est déplacé un homme qui déjeunait tranquillement pour nous permettre d’être plus à l’aise. Un bon poulet grillé avec du riz, une valeur sûre, un dour pour Martine (mélange de yaourt, eau et herbes) et une bière locale (sans alcool évidemment) avec un goût légèrement amer mais qui n’a rien à voir avec les bières sans alcool françaises ni la bière tout court.

De retour dans le bureau de Mohammad nous avons le droit au nescafé et nous  gardons son office pendant qu’il part accueillir un groupe de touristes français et bretons de Saint Malo. 

 De nouveau dans sa voiture pour gagner le rond point de l’arrêt du bus en provenance d’Ispahan il nous parle de sa famille. Il nous dépose et décide de rester avec nous pour vérifier qu’il y a bien deux places réservées pour nous. Une jeune femme attend également; par l’intermédiaire de Mohammad je lui demande si elle sait qu’aujourd’hui c’est la journée mondiale de la femme. La réponse est non, on lui explique la signification de ce jour et elle a l’air surprise. Ici autrefois il y avait une journée de la femme le jour de l’anniversaire de Fatima mais à présent cette date correspond à la journée du travail. Le bus arrive en effet il est complet mais deux places devant nous attendent. A peine le voyage commence pour nous que notre voisine nous propose des graines de tournesols d’habitude ce sont des morceaux de pommes. On accepte d’en prendre quelques unes et on se retrouve avec un sac. Un plus tard c’est une banane et une orange qui vont arriver, limite de force, sur notre tablette. Pour le taroof,  on refuse trois fois et normalement c’est bon. La rien à faire bon et bien «  réli mamnoun » merci beaucoup !  C’est parti pour trois heures de bus jusqu’à Khur où nous prendrons un taxi pour la trentaine de kilomètres qui restera à parcourir jusqu’à Garmeh. Montagnes rose, étendue de sable, soleil, sourire de nos compagnons de route et l’âge de glace à la télévision du bus nous tiennent compagnie.

Point chauffeur de bus : ça fume ,  ça boit le thé,  ça téléphone tout en conduisant. 

Anecdote révolution : 

Un professeur de sciences qui enseignait la théorie de Darwin a été convoqué au ministère de l’éducation après la révolution, là on lui a dit c’est bien Monsieur le professeur mais il ne faut pas oublier Dieu ! 
A ne pas manquer :

Mohammad AFAF AGHIE, tour guide à Naein,  45 ans d’expérience dans le tourisme 

Local_G1999@yahoo.com ; +989139170874

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